Hier, comme je le disais, c'était journée ciné.
Les films étaient longs (très longs). Du coup, je n'en ai vu "que" trois.
Twilight 2
2012
Le Ruban blanc
Bon franchement, y a pas de mots pour dire comme j'aime être au cinéma. J'aime tous les genres de films même si je suis très très loin d'aimer tous les films.
La preuve :
- Twilight 2 : autant j'avais trouvé le premier agréablement surprenant, avec cette manière d'éviter les scènes d'action, ces beaux décors, autant celui-là... pfffiout. Y a plus grand chose. Si les décors, les belles forêts, les arbres incroyables sont toujours là. J'aime beaucoup l'environnement dans lequel évoluent les personnages. On dirait qu'il ne fait jamais beau que les routes et les feuilles sont toujours encore humides de la dernières averse.
Bon c'est pas horrible à donner des boutons. C'est juste d'une longueur insupportable, d'une niaiserie absolue (c'est vriament ça le romantisme des adolescentes ??). Et si le ralenti n'existait pas, le réalisateur n'aurait jamais pu boucler son projet tellement il y en a. La jeune Kirsten Stewart est plutôt douée et charismatique. Mais il va falloir vite qu'elle renouvelle ses mimiques parce que ses moues boudeuses-décidées finissent par fatiguer. Du côté des mecs, c'est toujours aussi mauvais. Robert Patinson est sexy, c'est indéniable mais aussi d'une grande fadeur de jeu. Et le "nouveau" (pas vraiment parce qu'on le voyait un peu dans le premier épisode), certes musclé et fier de l'être, mais surtout laid et totalement inexpressif, n'a franchement rien pour lui...
Pourtant, j'étais curieux de voir ce que le réalisateur de Pour un garçon (chouette film, incroyable bouquin que j'offrais à une époque à tous les anniversaires de mes amis) pourrait faire.
Ben la réponse est claire : pas grand chose.
- 2012 : autant le film est long, autant en parler sera rapide... C'est un peu le méta-film catastrophe. Spectaculaires, bruyantes, occupant tout les espaces sonores et visuels dès qu'elles le peuvent, les catastrophes qui se multiplient sont fascinantes. Quel dommage que ce budget et ces équipes d'effets spéciaux n'oeuvrent pas avec un minimum d'ambition artistique. Entre le scénario déjà approuvé (éprouvé) mille fois ailleurs, l'éternelle cellule familiale américaine qui est le meilleur moyen de survivre, les bons sentiments, le discours qui va galvaniser tout le monde, ça serait à mourir si seulement le vacarme ambiant nous laissait un tout petit peu d'espace de cerveau disponible.
- Le Ruban blanc : sorti depuis déjà trois semaines, je n'avais pas eu encore l'occasion de caser les 2h30 palmées à Cannes de Michael Haneke. Après les deux autres, c'était dur, il faut l'avouer. D'ailleurs même tout seul, ça aurait été dur je pense. Plusieurs personnes sont sorties de la salle en cours de projection. D'Haneke, il y a des trucs que j'adore comme Benny's Video (un de ses premiers) ou Caché (un de ses derniers) mais il y a aussi des trucs horribles semblant juste faits pour donner raison à ceux qui brocardent bêtement les films intello-chiants. Le Ruban blanc, c'est nouveau, est à mi-chemin entre les deux catégories. Il y a bien quelque chose de fascinant (fascisant) et terrifiant dans ce village allemand du début du 20ème siècle. Mais il y a aussi indéniablement un discours plaqué bien plus par le dossier de presse, la conférence de Cannes ou les critiques façon Télérama. Un truc bien plus présent dans la tête des commentateurs qu'effectivement à l'écran. Du coup, si l'on vient pour le spectacle horrible d'enfants monstrueux, on en prend sérieusement pour son grade. On ne les voit jamais à l'acte et les quelques échanges de personnages permettant d'établir les faits interviennent vraiment que dans les dernières minutes. En tout cas, je suis bien content d'être allé le voir en salles. C'est typiquement le genre de films insupportables sur petit écran.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire